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Côte d’Ivoire : AQMI revendique les attaques de Grand Bassam

Via son agence Al Adalous, Aqmi a revendiqué la fusillade qui a fait au moins 16 morts des civils et deux soldats à Grand Bassam , une station balnéaire située à une quarantaine de km de la capitale économique Abidjan en Côte d’Ivoire.

En début de soirée, la présidence ivoirienne avait confirmé la piste terroriste sans dire nommer le groupe responsable du massacre à Grand Bassam où trois hôtels ont été la cible de plusieurs assaillants. Le bilan est lourd selon le gouvernement : au moins 14 morts dont 4 européens parmi les civils, on déplore aussi la mort de deux soldats. Plusieurs assaillants puissamment armés et portant des cagoules ont tiré sur les occupants des sites hôteliers pris d’assaut par les expatriés en cette période de canicule.

On ne connaît pas le nombre exact des assaillants mais des opérations de ratissage sont en cours selon la présidence alors que 6 terroristes ont déjà été neutralisés.

Ville historique et ancienne capitale de la Côte d’Ivoire sur la côte du Golfe de Guinée, Grand-Bassam abrite plusieurs hôtels fréquentés par une clientèle d’expatriés.

Aqmi a renvendiqué l’attaque sans surprise. De sanglantes attaques djihadistes ont déjà visé ces derniers mois Bamako et Ouagadougou, les capitales du Mali et du Burkina Faso, deux pays d’Afrique de l’Ouest frappé également par Al Mirabitounes affilié à la nébuleuse islamiste. La Côte d’Ivoire toujours aux prises avec l’insécurité dans le nord du pays, est restée jusqu’ici épargnée par les attaques jihadistes. Sa lutte contre le terrorisme reste limitée à une coopération régionale dans le cadre de la politique menée par la Communauté Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest, la CEDEAO. Les autorités sont ainsi prises de cours alors que de nombreux pays voisins ont déjà essuyé de violentes attaques djihadistes, le Mali et le Burkina Faso. Mais surtout en janvier dernier, des menaces djihadistes avaient été proférés contre la Côte d’Ivoire.

Désormais, le ministère de l’Intérieur est sous pression. Il va devoir revoir sa copie en matière de sécurité dans le pays, particulièrement dans les zones excentrées des capitales économique et politique que sont respectivement Abidjan et Yamoussoukro. Ce dernier s’est exprimé en direct sur la RTI, la télévision nationale, pour rendre compte de la situation.

La rédaction

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