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Congo : le PCT-France défie l’opposition pour la présidentielle du 20 mars

La présidentielle anticipée au Congo se tiendra le 20 mars prochain et l’actuelle président Denis Sassou N’Guesso peut désormais se représenter après la victoire du oui lors du référendum pour un changement de constitution le 25 octobre dernier.  A Brazzaville, la mouvance de la majorité présidentielle s’active, à Paris elle s’organise également…

Ce samedi, rue Cité Joly dans le 11e arrondissement dans les locaux de l’université Hermés, le PCT-France a réuni l’ensemble des partis politiques et associations soutenant la candidature du président Denis Sassou N’Guesso. La salle est pleine, l’ambiance solennelle. Le président du PCT-France, Patrick -Gabriel Dion prend la parole et explique que l’objectif de cette réunion est de poser les bases de structuration de la majorité présidentielle congolaise en France et en Europe et d’appeler à la candidature du président Denis Sassou N’Guesso. Si ce dernier a avancé le calendrier électoral, prenant tout le monde par surprise, il ne s’est pas encore déclaré candidat. A Brazzaville, la plateforme de la majorité présidentielle a devancé le chef de l’état congolais en appelant de ses voeux sa candidature. Le contre-la-montre est lancé, à Paris aussi.  » Ce n’est pas prématuré car qui veut aller loin ménage sa monture. pour nous le candidat naturel est le candidat Denis Sassou Nguesso. C’est au peuple d’accepter notre appel aujourd’hui. Mais nous appelons de nos voeux sa candidature » affirme Patrick-Gabriel Dion, le président du PCT-France.

Pas de vote pour la diaspora

Ce dernier a soumis à chacun des représentants de partis ou d’associations un projet de charte  de partenariat entre les partis politiques associations de la majorité présidentielle en France.  Objectif : avancer en rangs serrés en vue de la présidentielle du 20 mars. Face à des troupes motivées et acquises à la candidature du président « DSN », la question du vote de la diaspora congolaise pas encore autorisée vient jouer les troubles -fête. Dans la salle, nombreux sont ceux qui expriment leurs frustrations, d’autres se consolent avec l’idée d’un voyage en perspective pour participer au scrutin du 20 mars, pour les plus chanceux, ou alors participer sur le terrain à la campagne électorale pro-Sassou.

Au final, la concordance est de mise sur l’adhésion de tous à la majorité présidentielle congolaise derrière l’actuel président. Un appel à sa candidature a même été récitée haut et fort devant les caméras. Pour le PCT-France, il s’agit de tenir la dragée haute à l’opposition qui prône l’alternance et se montre plutôt efficace sur les réseaux sociaux à en France et en Europe.  « L’opposition a toujours été entendue par contre la majorité présidentielle n’est pas assez entendue ici en France et en Europe. Voilà pourquoi nous avons pensé que le moment était venu pour la majorité présidentielle de s’organiser autour des partis politiques et des associations pour le grand rdv du 20 mars 2016. Nous ne craignons pas l’opposition. Dans l’opposition, il n’y a pas un candidat crédible, un projet fiable pour le Congo, par contre notre futur candidat a fait ses preuves et il a un projet viable à l’horizon 2030 pour l’émergence du Congo » précise encore M. Dion à la tête du PCT-France.

Reste que la décision d’anticiper l’élection présidentielle au 20 mars a provoqué une nouvelle onde de choc dans les rangs de l’opposition déjà très remontée après le référendum constitutionnel, celle-ci s’inquiète au sujet des conditions et de la transparence du scrutin.

La rédaction

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