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Centrafrique : quatrième semaine d’intervention française et toujours le chaos

Jeudi soir, des tirs ont été entendues du côté de la présidence. Dans le camps présidentiel, plusieurs sons de cloches. Un porte-parole de la présidence, interrogé par des journalistes selon le site BBC Afrique , affirme que des assaillants ont tenté de forcer les portes du palais présidentiel. Mais le ministre des mines centrafricain proche du président de la transition Michel Djotodia, Herbert Gontran Djono Ahaba dément en affirmant qu’il n’y a pas eu d’affrontements : «  il s’agissait d’un mouvement de patrouilles présidentielles qui ont effectué des sommations. Il n’y a pas eu d’affrontements.»

Par ailleurs un charnier a été découvert dans la capitale Bangui. Une trentaine de corps entassés près du camps militaire de Roux où sont installés la garde présidentielle et le chef de l’Etat. Une enquête a été ouverte par le procureur de Bangui. Le ministre des mines que nous avons interrogé affirme que la zone constitue une base arrière des anti-balaka et que la garde présidentielle n’est pas autorisée à s’y rendre. « Seuls les forces françaises et la MISCA sont autorisés à se rendre dans la base arrière des anti-balaka » , nous dit-il en confirmant l’ouverture d’une enquête pour faire la lumière sur les atrocités commises.
La journée de Noël a été particulièrement meurtrière. La Croix rouge a fait état d’une dizaine de civils tués et 46 blessés par balles ou par armes blanches. Six soldats tchadiens de la MISCA ont péri dans des affrontements.

Difficile de déterminer l’origine de ces violences. L’armée française déployée sur place n’a donné aucune explication. Reste que les milices chrétiennes anti-balaka et les milices de l’ex-Séléka sont toujours actives dans la capitale Bangui quatre semaines après l’intervention française renforcée par la présence de la force internationale africaine (MISCA) sur le terrain. Selon le gouvernement de la transition, les anti-balaka sont plus armés qu’auparavant. « Comment ont-il obtenu ses armes ? » S’interroge le ministre des mines centrafricain, Mr Djono-Ahaba. Ce dernier s’est refusé à en dire plus au risque de porter des allégations sans preuve. Sur le terrain, le conflit s’enlise dans la confusion et les atrocités.

Quatre semaine après le début de l’intervention française, le désarmement des milices reste un processus encore difficile. Jeudi, l’armée française a lancé jeudi une opération de sécurisation dans deux quartiers de la capitale centrafricaine où l’archevêque et l’imam de Bangui ont demandé l’envoi de toute urgence de Casques bleus. La France a déployé 1600 homme en plus des 3600 soldats de la Misca qui devrait passer à 6000 en février. Elle reste toujours dans l’attente d’un renfort européen.

Véronique Mansour

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