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République centrafricaine: début du désarmement

C’est dans une ambiance de plus en plus tendue que les militaires français gèrent la situation sécuritaire dans la capitale centrafricaine. Alors que jusqu’à maintenant les anciens rebelles de la Séléka, alliés au président Michel Djotodia, géraient l’ordre dans le pays, ce sont désormais les français qui ont pris le relais. Conformément à la résolution votée jeudi dernier à l’ONU, Paris a décidé d’agir pour assurer la sécurité et protéger les civils.

Sur un ton inhabituellement menaçant, le ministre français de la défense, Jean Yves le Drian a prévenu, soit les armes de l’ex-rébellion sont rendues calmement soit Paris « utilisera la force pour les faire poser ». Pour le moment personne ne sait réellement si le désarmement se fera sans incidences. Dans le cadre de l’opération « Sangaris » les véhicules blindés et les patrouilles françaises circulent toute la journée dans les rues de Bangui ce qui pose des problèmes aux ex-Séléka qui voient ainsi échapper le contrôle de la situation.

Pour François Hollande « On ne peut pas laisser Djotodia en place »

Depuis qu’elles ont renversé l’ancien président François Bozizé, les milices refusent de désarmer et sont régulièrement accusées d’exactions mais également de pillages par les habitants. C’est suite à la multiplication des violences, ayant eu lieu en toute impunité ces derniers mois, que les milices chrétiennes se sont soulevées la semaine dernière, peu avant l’arrivée des français. Des représailles avaient immédiatement été lancées par les ex-Séléka, engendrant un cycle meurtrier qui à ce jour a fait plus de 400 morts.

Alors que pour le moment les responsabilités exactes des uns et des autres ne sont pas complètement établies, il semble que le président Michel Djotodia soit pointé du doigt. Pour le chef de l’Etat français, François Hollande, c’est à lui qu’incombe la majeure partie des responsabilités.

Malik Belkacem

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