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Burkina Faso : une relance économique dans le rouge

Le putsch avorté du général Diendéré au Burkina Faso a plongé le pays dans l’instabilité politique et économique. L’économie du pays fortement ralentie souffre  d’un réel manque de confiance des milieux d’affaires burkinabé ou étrangers.

Dans la capitale burkinabé, l’atmosphère est morose surtout parmi les opérateurs économiques très inquiets face à l’instabilité politique. Ceux qui doutent d’un retour à l’ordre constitutionnel sont nombreux. Les finances publiques sont dans le rouge et affichent un manque à gagner de près de 50 milliards de Fcfa  (plus de 76 millions d’euros). Par ailleurs , pas de quoi rassurer les milieux d’affaire, la plupart des rencontres économiques prévues au Burkina Faso ont été annulées. C’est le cas par exemple des  Journées de promotion minière (Promin 2015), la 11-ème édition du Salon international du tourisme et de l’hôtellerie de Ouagadougou (SITHO) et le Salon des Banques de l’UEMOA. Des événements attendus car ils attirent des investisseurs censés jouer un rôle moteur dans la relance de l’économie fortement ralentie par le coup d’état avorté du général Diendéré.  Le taux de croissance qui était projeté à 7% en 2016 devrait être revu à la baisse par le Fonds monétaire international (FMI). Il y a pourtant quelques mois, a été lancée  l’Agence pour la promotion des investissements (API-BF), mais  maintenant il ne s’agit plus d’attirer les investisseurs mais plutôt de les rassurer. Cela devrait prendre du temps. Avant tout, que ce soit les burkinabés ou la communauté internationale, tous attendent la tenue des élections générales initialement prévues le 11 octobre et repoussées probablement en novembre,rien n’est moins sûr.

Dans l’attente des élections

C’est au régime de transition de prouver ses capacités en organisant des élections libres et démocratiques censées tourner la page de la transition ouverte il y a un an à la suite du soulèvement populaire qui a chassé du pouvoir le président Compaoré, après 27 ans à la tête de ce pays. Rappelons que l’histoire du Burkina Faso est jalonnée de coups d’Etat militaires depuis son indépendance en 1960. Quoi qu’il en soit, dans son rôle, l’Union européenne (UE) s’est félicitée de « la fin des affrontements » à Ouagadougou, en  saluant « un pas important vers la normalisation de la situation ». En effet, à  peine remis du coup d’état perpétré par le général Diendéré et la garde présidentielle, le Burkina Faso a connu ses derniers jours de nouveaux troubles. A l’origine des tensions, le refus de la garde présidentielle de désarmer. Mercredi, l‘armée loyaliste a repris le contrôle de la situation à Ouagadougou, mais il aura fallu un assaut-éclair sur la caserne des ex-putschistes de la garde présidentielle.  Le RSP ne devrait plus échapper à son sort, la dissolution. Quand au général Diendéré, ce dernier a été remis aux mains des autorités et de la justice ce jeudi. La société civile, qui avait rejeté une première médiation de la Cedeao (Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest) comprenant une amnistie des putschistes, n’a cessé de rappeler que le putsch avait fait une dizaine de morts et une centaine de blessés et que ses principaux responsables devaient être traduits en justice.

La rédaction

 

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