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Burkina Faso : l’ex-chef d’état-major de Blaise Compaoré à la tête des putschistes

Cela ne fait plus aucun doute ce jeudi matin, c’est bien un coup d’état qui se déroule actuellement au Burkina Faso. Ce jeudi matin, la garde présidentielle, le RSP a annoncé loa dissolution du gouvernement de transition après la prise en otage mercredi du président de la transition Micel Kafando et son Premier ministre Isaac Zida et déclare prendre le pouvoir en annonçant la fin de transition.

A Ouagadougou, les esprits s’échauffent et la garde présidentielle quadrille les rues. Et comme mercredi des tirs ont eu lieu dans le centre de la capitale pour tenter de disperser les manifestants. Le couvre-feu a été décrété.
C’est l’ex-chef d’état-major de Blaise Compaoré qui est à la tête des putschistes, un proche donc de l’ex-président.

Réputée proche du président déchu, le RSP a déjà à plusieurs reprises perturbé la transition en cours au Burkina. Lundi, la Commission nationale de réconciliation et des réformes (CRNR) avait d’ailleurs recommandé la dissolution de cette unité de quelque 1.300 hommes, considérée comme la troupe la mieux formée de l’armée burkinabè. Fin juin, le RSP avait ainsi provoqué une brève crise politique en exigeant la démission du Premier ministre, le lieutenant-colonel Isaac Zida, également numéro 2 de ce régiment et qui avait demandé publiquement la dissolution pure et simple du régiment avant d’y renoncer.

En octobre 2014, c’est par centaines de milliers que les Burkinabés étaient descendus dans la rue et avaient chassé du pouvoir le président Blaise Compaoré, après 27 ans à la tête du pays. Jeudi matin, moins d’un an plus tard, ils ont assisté impuissants à la proclamation d’un coup d’Etat militaire à la télévision nationale.

Ce coup de force de la garde présidentielle intervient à moins d’un mois de la présidentielle qui était prévue le 11 octobre dernier.

La rédaction

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