Afrique Inside Un média 100% numérique
You are here:  / À LA UNE / Politique / Burkina Faso : Les ex-proches de Compaoré veulent saisir la cour de justice de la CEDEAO

Burkina Faso : Les ex-proches de Compaoré veulent saisir la cour de justice de la CEDEAO

Des partis de l’ex-majorité au Burkina Faso, regroupés sous la bannière des partis signataires de l’Appel à la mobilisation patriotique pour une transition inclusive et démocratique (AMPTID), veulent saisir la Cour de justice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) pour contester certains points du nouveau code électoral.

»Je suis convaincu que nous aurons gain de cause », a déclaré Léonce Koné, du directoire du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP, ex-parti au pouvoir) los d’une conférence de presse, mercredi à Ouagadougou.

La conférence de presse, animée par ce regroupement de partis de l’ex-majorité, est intervenue après la publication d’une déclaration commune, publiée le 9 avril dernier, pour manifester publiquement leur opposition face à la révision du code électoral interdisant aux pro-Compaoré de se présenter à la prochaine présidentielle.

Ces partis, au nombre de neuf, frappés par leur non-participation aux prochaines échéances électorales du fait de la révision du code électoral, estiment que cette mesure est arbitraire car ‘’elle exclut des citoyens d’un droit fondamental ». Elles ont décidé de saisir le Conseil constitutionnel burkinabé et la Cour de justice de la CEDEAO.

Les partis signataires de la déclaration sont, entre autres, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP, ex-parti au pouvoir), le Rassemblement démocratique pour le Faso (RDF), le Rassemblement pour le sursaut républicain (RSS), l’Alliance pour la démocratie et la fédération-Rassemblement démocratique africain (ADF-RDA) et l’Union nationale pour la démocratie et le développement (UNDD).

De son côté la transition burkinabé affirme que les récentes interpellations d’hommes politiques au Burkina Faso ne constituent pas ‘’une chasse aux sorcières », le ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité (MATDS) Auguste Denise Barry s’est exprimé hier à Ouagadougou, lors d’une conférence de presse durant laquelle il a déclaré que 18 personnes avaient été interpellées dont une douzaine déférées et les autres relaxées. Revenant sur les faits reprochés aux personnes interpellées, le ministre a souligné qu’ils concernent essentiellement des atteintes à la sûreté de l’Etat, des malversations dans les lotissements, des surfacturations et malversations dans l’exécution des marchés publics. Il a aussi cité des griefs de faux et usage de faux, d’activités politiques illégales, de troubles à l’ordre public et incitations de troubles à l’ordre public. D’après le ministre, des investigations se poursuivent en vue de l’interpellation d’autres personnes ayant commis des actes similaires.

Depuis l’instauration du régime de transition après la chute de Blaise Compaoré en octobre dernier, le Burkina Faso traverse sa plus grave crise politique.

La rédaction

Laisser un commentaire

Your email address will not be published. Required fields are marked ( required )