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Burkina Faso : le RSP refuse de désarmer, une volte-face?

Au Burkina Faso, le processus de désarmement bloqué? Dans un communiqué l’état-major général des armées annonce que l’ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP), l’unité d’élite de l’armée burkinabè, auteur d’un coup d’Etat avorté contre le gouvernement de transition, refuse de poursuivre le désarmement

La crise politique et militaire au Burkina Faso sur le point de s’enliser. L’ex-Régiment de sécurité présidentiel a été dissout vendredi après l’accord entre l’armée loyaliste et les putschistes une dizaine de jours après le coup d’état du général Diendéré aux commandes du RSP. Tandis que son désarmement se poursuivait ce week-end, l’état-major général des armées dénonce le refus du RSP de désarmer. Dans un communiqué, l’état-major relève également le comportement ambigu du général Gilbert Diendéré, le chef des putschistes, sans donner plus de détails. Depuis l’échec du putsch dont il avait pris la tête, le général se trouvait à l’intérieur de la caserne Naaba Koom 2 du RSP, située juste derrière le palais présidentiel, dans le sud de Ouagadougou.

Dans leur communiqué, les Forces armées nationales du Burkina Faso (FAN) appellent l’attention des vaillantes populations du Burkina (…) de se tenir prêtes à appliquer les mesures de sécurité qui pourraient être données incessamment, et réaffirment leur ferme volonté à faire respecter les dispositions prises par les autorités politiques, concluent-elles.

L’accord conclu le 23 septembre prévoyait également que les unités loyalistes entrées dans Ouagadougou reculent de 50 km, mais celles-ci étaient toujours présentes lundi dans la capitale, selon la même source.

Ce lundi matin, le gouvernement burkinabè s’est réuni en Conseil des ministres extraordinaire. Aucune information n’a filtré sur les points débattus lors de ce conseil.

Presque une semaine après la restauration de la transition consentie par le pustchiste Diendéré, l’incertitude demeure au Burkina Faso plongé dans une crise politique et militaire depuis le 16 septembre. Ce jour là, le président de transition Michel Kafando, le Premier ministre (PM) Yacouba Isaac Zida et des membres du gouvernement, ont été enlevés en plein Conseil des ministres par des soldats du RSP.

Au lendemain de cette prise d’otage, les auteurs annoncent la dissolution des organes de la transition et la mise en place du Conseil national pour la démocratie (CND) dirigé par le Gal de brigade Gilbert Diendéré, un proche du président déchu Blaise Compaoré.

Ce coup d’Etat a été condamné par la population burkinabè et la communauté internationale qui a exigé le retour de la transition. Mercredi dernier, le président Kafando a été réinstallé par ses pairs de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Le même jour, le Gal putschiste Gilbert Diendéré déclarait qu’il regrettait le putsch et s’est dit disponible à assumer les responsabilités devant la justice. Il a également annoncé la fin du putsch.

Le procureur du Faso, près le Tribunal de grande instance de Ouagadougou, Laurent Poda, à travers un communiqué, rendu public hier samedi, a annoncé le gel des biens et avoirs des auteurs et complice du putsch.

La rédaction avec AFP et APA

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