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Burkina Faso : la reddition du général Diendéré proche?

L’étau se resserre sur le général Diendéré au Burkina Faso. Le pustchiste a ordonné la libération du colonel et Premier ministre de la transition renversé Isaac Zida et semble se plier aux exigences de la CEDEAO qui se réunit ce mardi sur la crise politique au Burkina Faso tandis que l’armée burkinabé se trouve à Ouagadougou et menace toujours la garde présidentielle emmenée par le général Diendéré.

Le général Diendéré présente la libération d’Isaac Zida comme un signe d’apaisement mais a-t-il vraiment le choix. Lundi, plusieurs colonnes de l’armée burkinabé avançaient vers la capitale Ouagadougou, exigeant que le RSP, le régiment de sécurité présidentiel désarme. Un nouvel avertissement pour le pustchiste et Général Diendéré qui s’est emparé du pouvoir jeudi dernier en reversant à trois semaines de l’élection présidentielle prévue initialement le 11 octobre, la transition, son président Michel Kafando et son Premier ministre Isaac Zida. Michel Kafando se trouve pour sa part à la résidence de France et Isaac Zida aurait retrouvé son domicile.

L’armée burbinabé serait rentrée dans la capitale pendant la nuit et négocierait actuellement la reddition du général Diendéré et sa garde présidentielle. L’objectif est d’éviter l’affrontement. Une médiation de la CEDEAO conduite par les présidents sénégalais et béninois Macky Sall et Boni Yayi a proposé un accord de sortie de crise prévoyant notamment le retour de Michel Kafando à la tête de la transition, la tenue des élections en novembre, la participation des pro-Compaoré aux élections, le maintien du RSP et le règlement de son sort aux mains du futur président élu, l’amnistie. Un accord validé par le général Diendéré mais qui provoque l’ire de la société civile.

Face à l’urgence, la la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest (CEDEAO) convoque ce mardi un sommet extraordinaire de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest à Abuja, capiale du Nigeria. Le président nigérian Muhammadu Buhari a fermement condamné le coup d’état et exige la restauration de la transition. Il n’est pas le seul, le président du Niger Mahamadou Issoufou et son homologue tchadien en Afrique centrale, Idriss Déby ont condamné le coup d’état. De son côté la France a clairement exprimé sa position en faveur de la transition.

L’issue de la crise burkinabé se joue dans les mains du général Diendéré. Acculé par l’armée et la société civile burkinabé d’une part, la médiation et la communauté internationale d’autre part, quelle voie choisira-t-il, l’entêtement ou la résignation…?

La rédaction

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