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Burkina Faso : coup de pression ou coup d’état?

La garde présidentielle retient le président de la transition du Burkina Faso et son Premier ministre le colonel Zida. très peu d’informations circulent mais cela ressemble fort à un coup d’état qui ne dit pas son nom. Pourtant, une présidentielle est prévue le 11 octobre prochain.

La situation est inquiétante au Burkina Faso presqu’un an après la chute de Blaise Compaoré et au terme de la transition, le pays plonge à nouveau dans l’incertitude avec cette prise d’otage au plus haut niveau de l’état.
Ls dirigeants de la transition , Michel Kafando et le colonel Zida sont retenu en otages par la garde présidentielle. Le colonel Zida sort des rangs même du RSP, la garde prétorienne de l’ancien président Blaise Compaoré chassé du pouvoir par la rue après avoir voulu modifier la Constitution pour faire sauter la limitation des mandats présidentiels. Réputée proche du président déchu, le RSP a déjà à plusieurs reprises perturbé la transition en cours au Burkina. Lundi, la Commission nationale de réconciliation et des réformes (CRNR) avait d’ailleurs recommandé la dissolution de cette unité de quelque 1.300 hommes, considérée comme la troupe la mieux formée de l’armée burkinabè. Fin juin, le RSP avait ainsi provoqué une brève crise politique en exigeant la démission du Premier ministre, le lieutenant-colonel Isaac Zida, également numéro 2 de ce régiment et qui avait demandé publiquement la dissolution pure et simple du régiment avant d’y renoncer.

A Ouagadougou, l’imcompréhension et la colère dominent les esprits. Le président du Conseil national de la transition (assemblée de transition) Cheriff Sy a publié un communiqué pour ordonner à la garde présidentielle de rel^cher la transtion. Le devoir nous appelle car la nation burkinabè est en danger (…) Nous en appelons au devoir de solidarité des forces vives, des forces politiques, de la société civile et de la communauté internationale avec tout le peuple burkinabé pour faire échec à cette opération, a-t-il déclaré. Cette énième irruption du RSP est une atteinte grave à la République et ses institutions. J’appelle tous les patriotes à se mobiliser pour défendre la mère patrie, a-t-il ajouté.

Sur sa page Facebook et sur Twitter, le mouvement Balai citoyen, qui avait été pointe dans la contestation contre l’ex-président Compaoré, a appelé au rassemblement pour dire non au coup d’Etat en cours, un appel largement relayé sur les réseaux sociaux. Un journaliste de l’AFP a vu 300 à 400 personnes se diriger vers le rond-point de la Patte d’oie, à environ deux km du palais présidentiel.

La réaction des candidats et des partis politiques ne devraient pas tarder.

A moins d’un mois de la présidentielle prévue le 11 octobre, les bruits de bottes risquent de refaire leur apparition , une situation qui porte un coup dure aux autorités de la transition dont la mission est d’assurer le retour à l’ordre constitutionnel au Burkina Faso.

La rédaction

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