dimanche, 4/12/2016 | 1:15 UTC+1
Afrique Inside Un média 100% numérique
You are here:  / À LA UNE / Politique / Ali Bongo est bien le fils de son père, affirme le Midi Libre
(Crédits: Wikimedia Commons)

Ali Bongo est bien le fils de son père, affirme le Midi Libre

Ali Bongo n’aurait jamais menti sur sa filiation paternel comme l’affirme le journaliste français Pierre Péan et l’opposant Jean Ping… C’est ce révèle le Quotidien français Le Midi Libre qui a mené l’enquête et dévoile ce jeudi des preuves concrètes.

La polémique n’a eu de cesse d’alimenter la campagne électorale au Gabon et Jean Ping en avait fait même son principal argument de campagne. Dans son ouvrage « Nouvelles affaires africaines », le journaliste Pierre Péan  affirme qu’Ali Bongo élu à la  tête du Gabon en 2009 est un enfant biafrais adopté.

Hors selon la constitution gabonaise, il faut être de naissance gabonaise pour prétendre à la magistrature suprême.  Le quotidien français Midi Libre a dévoilé dans une enquête relative à l’enfance du Président de la République Ali Bongo Ondimba semble discréditer les thèses de Pierre Péan,  de Jean Ping et d’une grande partie des ex-caciques du parti au pouvoir ralliés à sa cause. Pierre Péan l’admet lui-même dans Midi Libre : “Cela remet en cause mon enquête”. S’appuyant sur de nombreux témoignages recueillis à Alès où Ali Bongo, enfant, était scolarisé. Le quotidien a ainsi interrogé ses ex-camarades de classes et son instituteur. Ainsi, le quotidien décrit en détail les années alésiennes du Président.

Les autorités gabonaises ont accueillis avec satisfaction cette enquête du quotidien français, soulignant toutefois le rôle de Pierre Péan dans le climat de campagne jugé dramatique pour le pays.

En effet, au lendemain du scrutin présidentiel du 27 août, le Gabon a plongé dans une grave crise post-électorale marqué par des heurts qui ont fait au moins 7 morts. La commission électorale a annoncé la victoire d’Ali Bongo avec un écart serré sur son adversaire qui s’est proclamé vainqueur de l’élection. Jean Ping a déposé un recours à la Cour Constitutionnelle pour dénoncer des fraudes dans le Haut-Ogoooué, fief d’Ali Bongo. Mais l’opposition juge la Cour Constitutionnelle partiale. De son côté, le pouvoir a dénoncé la tentative de corruption par Jean Ping des membres de la CENAP et  également des fraudes à Bitam, ville pro-Ping.

Si l’on constate un retour à la normale à Libreville, la crainte de nouvelles violences est bien réelle surtout après l’avertissement lancé par Jean Ping qui appelé les gabonais à réagir si Ali Bongo est confirmé vainqueur par la Cour Constitutionnelle. La pays est suspendu à sa décision…

La rédaction

Laisser un commentaire

Your email address will not be published. Required fields are marked ( required )