You are here:  / À LA UNE / International / Algérie : un indéfectible soutien à la cause Palestinienne

Algérie : un indéfectible soutien à la cause Palestinienne

L’Algérie premier pays au monde a reconnaître l’état Palestinien, a remis la semaine dernière au Secrétariat général de la Ligue arabe, un chèque d’un montant de 26,4 millions de dollars au titre de sa contribution au budget de l’Autorité palestinienne au titre de la première tranche de l’exercice 2017, confirmant son indéfectible soutien à la cause palestinienne.

Par Nassim Mecheri à Alger

La Ligue arabe avait, à maintes reprises, affirmé que l’Algérie faisait partie des rares pays arabes à s’acquitter de leurs engagements en soutien à la lutte du peuple palestinien, depuis que la Ligue arabe a promulgué, lors du sommet de Beyrouth(mars 2002) la décision 224 appelant les pays à contribuer au budget de l’Autorité palestinienne à hauteur de 330 millions de dollars pendant six mois à partir du 1 avril 2002, renouvelables automatiquement pour une durée de six mois supplémentaires. Depuis cette date, le Conseil de la Ligue arabe a promulgué au niveau des ministres des Affaires étrangères arabes, des décisions renouvelant l’apport de ces contributions. Le taux de contribution annuelle de l’Algérie a été fixé à 8%, soit 52,8 millions de dollars par an.

L’Algérie a toujours été un pays frère pour les palestiniens, voir même leur deuxième pays, depuis son indépendance en 1962, aucun pays ne s’est autant impliqué dans la cause palestinienne que l’Algérie. Au cours de la Guerre d’Algérie de 1954 à 1962, de nombreux Palestiniens ont vu l’Algérie et sa lutte pour l’indépendance comme un bon modèle. L’Algérie a longtemps soutenu l’Organisation de libération de la Palestine depuis les années 1970 où les présidents algériens Houari Boumédiène et Chadli Bendjedid ont à la fois organisé et accueilli Yasser Arafat. L’Algérie a également fourni des armes et un entraînement pour les militants palestiniens. En 1974, une ambassade palestinienne a été ouverte en Algérie et sous Abdelaziz Bouteflika, qui était le président de l’Assemblée générale des Nations unies, l’OLP a été admis en tant qu’observateur et Yasser Arafat s’est adressé à l’Assemblée Générale des Nations Unies.

Au cours de la première intifada, l’Algérie a fermement condamné les actions israéliennes et a convoqué le sommet de la Ligue arabe de 1988. Le sommet arabe d’urgence a proposé de soutenir l’intifada avec des aides financières. Après la Déclaration d’indépendance palestinienne, le 15 novembre 1988, l’Algérie est devenue le premier pays au monde à reconnaître le nouvel État palestinien et officiellement établi des relations diplomatiques complètes avec la Palestine le 18 décembre 1988.

L’Algérie a voté en faveur de la Résolution 67/19 de l’Assemblée générale des Nations unies en 2012 sur l’élévation de la Palestine au rang d’État non membre observateur à l’Organisation des Nations unies. Au cours de la guerre de Gaza de 2014, le ministre des affaires étrangères Ramtane Lamamra a appelé la communauté internationale à agir pour obtenir d’Israël la cessation immédiate de ses attaques contre la Palestine et le respect de la trêve de novembre 2012, en déclarant : « Tout en condamnant dans les termes les plus forts les attaques barbares contre le peuple palestinien, nous croyons que ces attaques ont été encouragées par le silence complaisant de la communauté internationale aux politiques expansionnistes israélien et leur impact négatif sur la paix et la sécurité dans la région ». Il a également souligné la nécessité d’une action urgente au sein de l’organisation des Nations unies pour parvenir à une formule qui obligerait Israël à cesser ses agressions sur la bande de Gaza. L’Algérie a toujours clamé son « soutien sans réserves » à la cause palestinienne et ce depuis son indépendance.

Laisser un commentaire

Your email address will not be published. Required fields are marked ( required )