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Algérie: Sellal plan B de Bouteflika ?

L’actuel premier Ministre est l’un des rares à avoir pu rapidement gravir les échelons du pouvoir depuis l’élection de Bouteflika en 1999. Après son passage au sein de différents postes gouvernementaux, dans une certaine discrétion, Abdelmalek Sellal se fait remarquer lors de son passage au ministère des ressources en eau où il réussit à appliquer sans trop de difficultés le programme présidentiel. La résolution des problèmes liés à l’alimentation et à la distribution de l’eau potable lui a valu la confiance du président qui décide en septembre 2012, de se séparer de l’inoxydable Ahmed Ouyahia pour lui confier les rênes du gouvernement.

Officiellement, Abdelmalek Sellal mène une campagne active au profit d’un 4e mandat du président candidat. Lors de ses nombreuses sorties à travers le territoire national, afin de suivre l’application du programme présidentiel, le Premier ministre répète inlassablement le même discours, toujours laudatif, envers le président de la République. Une situation inédite qui amène de nouveau les observateurs à s’interroger sur le fonctionnement de ce pouvoir qui, depuis l’indépendance, demeure opaque. D’une santé fragile, le locataire d’El Mouradia n’est aujourd’hui présent qu’à travers les portraits géants qui ne reflètent plus d’ailleurs sa réelle condition physique.

Ancien ministre des Affaires étrangères chevronné, connu pour sa connaissance des dossiers internationaux, Bouteflika est dans l’incapacité physique de se rendre aux grandes réunions internationales et représenter son pays. La voix et la vitrine de l’Algérie sont incarnées pour le moment par Abdelmalek Sellal qui, en bon soldat, honore toutes les obligations du chef de l’Etat, sa santé robuste lui permettant de cumuler plusieurs prérogatives. Cette nouvelle forme de gouvernance va-t-elle encore durer longtemps ? Cette interrogation demeurera et ne trouvera pas de réponse concrète tant que le président et les autres composantes du pouvoir ne donneront aucun signal concret. Le pouvoir mise donc sur le silence radio et laisse ainsi place aux traditionnelles spéculations qui accompagnent chaque élection importante en Algérie.

Malik Acher

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