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Algérie : l’état vise les spéculateurs pour contrôler les prix de l’alimentaire

En Algérie, la hausse spectaculaire des prix des produits alimentaires dans le viseur des pouvoirs publics. En fin de semaine dernière, le ministre Algérien du Commerce par intérim, Abdelmadjid Tebboune, s’est attaqué au problème pour trouver une solution, soulignantla nécessité de lutter contre la spéculation et de veiller au contrôle des prix des marchandises.

Par Nassim Mecheri

Lors d’une réunion élargie aux cadres centraux et aux directeurs régionaux, le ministre par intérim du Commerce a mis l’accent sur l’impératif de « poursuivre les spéculateurs, durcir le contrôle de la qualité et des prix, sanctionner les contrevenants et veiller à l’affichage périodique des prix des marchandises et au contrôle de leur application par les commerçants ».

En effet une hausse significative a été constaté notamment sur les produits alimentaires frais tels que les fruits et légumes, même les produits saisonniers n’ont pas échappé à cette spirale haussière, et ce depuis le début de l’année et l’augmentation de la TVA de deux points pour atteindre les 19%, mais cette mesure de la loi des finances 2017 ne justifie pas à elle seule cette hausse vertigineuse des prix, le marché des fruits et légumes en Algérie est sous le diktat d’affairistes et spéculateurs activant informellement. Ces intermédiaires qui dominent le marché et constituent une importante marge sur les prix sans aucune logique commerciale.

Dans ce sens, le ministre a préconisé d’imposer des sanctions coercitives à ces spéculateurs, mettant en avant l’importance de hâter la modernisation du secteur du Commerce pour une maîtrise optimale des charges qui lui sont confiées et de procéder à la numérisation du registre du commerce et à sa modernisation afin « d’activer un mécanisme de contrôle rigoureux ».

Pour ce qui est du commerce extérieur, Abdelmadjid Tebboune a indiqué que « l’Etat n’interdit pas l’importation mais œuvre plutôt à sa régulation et à rationaliser les dépenses pour réduire sa lourde facture, en plus d’encourager le produit national et protéger le consommateur ». Le ministre a souligné, dans ce sens, la nécessité d’accélérer l’élaboration des cahiers de charge définissant les normes sanitaires du produit importé.

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