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La crise minière en Afrique soulève des inquiétudes

Ambiance morose dans le secteur des mines en Afrique. En cause la crise en Chine et la chute des cours des matières premières. En Les acteurs miniers très inquiets espère voir les pouvoirs publics bouger pour permettre une relancer les investissements.

Example de la crise dans le secteur des mines déjà plombé par des tensions syndicales : la direction de l’un des groupes miniers historique en Afrique du Sud  Anglo American prévoit la suppression de la moitié de ses 55 mines et de supprimer 85.000 emplois.  Si elle n’est pas la seule responsable de la crise minière, la chute des cours a ravivé  la bataille menée depuis des années par les gouvernements et les professionnels, dont la confiance a été malmenée, pour la redistribution des richesses présents sur tout le continent et qui reste pourtant le plus pauvre au monde.  Le secteur espère un effort des pouvoirs publics pour garantir les investissements et maintenir un contexte politique stable, favorable au développement.

Une perte de compétitivité

Selon le cabinet de conseil en stratégie McKinsey, l’Afrique a perdu ces dernières années du terrain en matière de compétitivité. Depuis l’an 2000, les compagnies minières africaines ont dans l’ensemble perdu du terrain par rapport à leurs concurrents du reste du monde en matière de création de valeur. On dénote clairement un sous – investissement majeur dans l’exploration de nouveaux gisements, pourtant essentiel pour l’avenir de ce pilier de l’économie. Les récurrentes crises dans le secteur ont agi sur la confiance des investisseurs.

Le profit annuel des 65 plus importants groupes miniers africains est passé de bénéfices positifs, de 21 millions de dollars entre 2000 et 2004, à des pertes de 12 millions de dollars entre 2010 et 2014. Ces chiffres les relèguent bien loin derrière leurs concurrents internationaux, bénéficiant de profits moyens de 191 millions de dollars sur cette dernière période.

Inverser la tendance

Le cabinet de conseil suggère aux compagnies africaines d’investir dans les opérations de fusion et acquisition afin de diversifier leur portefeuille et atteindre une taille critique pour réaliser des économies d’échelle et une plus grande sensibilité aux tendances mondiales des marchés.

Des compagnies comme Randgold et Endeavour, qui font partie des rares compagnies en bonne santé financière, sont en phase d’acquisition de gisements à moindre prix, vendus par des juniors du secteur exsangues. Par ailleurs, en matières technologique, il est conseillé aussi d’améliorer la productivité des mines par l’innovation technologique, et la coopération avec les grands groupes de sous-traitance minières ainsi qu’avec les universités et les centres de recherches. Il subsisterait ainsi une note d’optimisme pour le secteur minier.

Maintien du code minier actuel

A l’occasion du Salon « Mining Indaba » le salon annuel des mines africaines réunissant quelques 6.000 professionnels du secteur minier le 11 février dernier , les autorités sud-africaines ont tenté de rassurer les professionnels du secteur en annonçant le maintien du code minier actuel, après des mois de tensions entre le gouvernement et les entreprises autour de ce projet de révision du texte. En effet, le gouvernement souhaitait augmenter ses recettes afin de hâter le développement du pays. Mais selon les groupes miniers, la suppression des avantages fiscaux dont ils bénéficient rendrait le pays moins attirant pour les investisseurs.

La rédaction

 

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