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Afrique du Sud : la première économie africaine vacille

L’économie sud-africaine se dégrade. Confirmation avec cette entrée en récession, une première depuis 2009. L’Afrique du Sud accuse une baisse de son produit intérieur brut de 0,7%  pour un deuxième trimestre consécutif. L’agence de notation internationale Fitch qui avait dégradé le pays en mars dernier a toutefois maintenu   la note de crédit à long terme en devise locale et étrangère de l’Afrique du Sud.

Par la rédaction

La croissance sud-africaine était en berne depuis plusieurs années mais deux mois seulement après le limogeage controversé du respecté ministre des Finances Pravin Gordhan, l’Afrique du Sud passe dans le rouge, confirmant

« L’économie sud-africaine est entrée en récession avec la baisse de 0,7% de son PIB au premier trimestre 2017 qui suit une contraction de 0,3% au quatrième trimestre 2016 », a noté StatsSA, l’office national des statistiques sud-africain.
Le recul du premier trimestre de cette année a pour principale origine les faibles performances de la production électrique (-4,8%) et manufacturière (-3,7%). Le secteur tertiaire en recul de 2% contribue également à ces mauvais résultats.
Seuls les secteurs miniers (+12,8%) et agricoles (+22,2%) sont dans le vert, en forte reprise après une difficile année 2016.

Si l’Afrique du Sud reste pénalisée par une croissance faible, l’agence de notation Fitch a tenu à souligner  les points forts du crédit du pays, avec ses marchés des capitaux locaux approfondis, la structure favorable de sa dette publique et son historique de politique budgétaire et monétaire prudente.

Pourtant en mars dernier, elle avait abaissé la note du pays en raison de l’incertitude gouvernementale et des affaires de corruption présumée autour du président Jacob Zuma.

« Les efforts pour améliorer le cadre de gouvernance se poursuivront, cependant les décisions de mise en œuvre, concernant par exemple la rémunération des cadres dirigeants des entreprises publiques, freineront ces efforts et pourraient affaiblir la situation financière de ces entreprises et augmenter les passifs éventuels pour le gouvernement », selon Fitch.

Dans ce contexte, le gouvernement et le Congrès national africain (ANC, parti au pouvoir) auront bien du mal à convaincre les entreprises et les investisseurs à soutenir le potentiel sud-africain.

 

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