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«Adjoasika» une mode togolaise qui s’exporte aux USA

Lénina Codjo, lunettes d’intellectuelle, le regard perçant, est une jeune Afro-optimiste togolaise, promotrice d’une marque de mode qui ambitionne de conquérir des clients à l’international, au terme d’une véritable opération séduction.

Par Emmanuel-Gaël Gade à Lomé

Après un séjour en Côte d’Ivoire, l’entrepreneure togolaise Lénina Codjo (juriste, diplômée en droit des affaires et en fiscalité) a peaufiné la touche africaine de sa marque de mode et d’accessoires internationale «Adjoasika Na Mawu».

Elle a su profiter de sa participation à l’AWEP 2016 (un programme du gouvernement américain destiné à valoriser le leadership féminin en Afrique) dans le cadre du dernier forum de l’AGOA regroupant les ministres du Commerce des pays africains et leurs homologues américains.

Principale motivation de Lénina Codjo, mettre en valeur les mérites du continent noir, «une passion, fruit d’un long apprentissage, loin de tout effet contemporain de mode».

Même si, pour l’heure, la présence d’«Adjoasika Na Mawu» aux USA en matière de mode, déco et accessoire se matérialise via un partenariat noué dans la ville de Seattle. Grande passionnée de son métier, dame Codjo projette monter en puissance sous peu sur ce marché qu’elle juge «porteur, au regard des ouvertures qu’offre en général l’AGOA à l’Afrique».

La nouvelle édition de l’AGOA 2017 en août à Lomé devrait lui offrir de nouvelles opportunités.

Promouvoir le « made in Togo « au USA

Après avoir fait reconnaître en 2015 sa marque déposée par l’OAPI (Organisation africaine de la propriété intellectuelle), Lénina Codjo, avant les USA, avait déjà fidélisé une clientèle en Europe et Afrique. Avec comme recette une offre d’une touche «afro-chic, style reflétant l’identité culturelle africaine et se voulant une réponse vive à une pique émotionnelle sur les clichés qu’on donne habituellement de l’Afrique» !

Les défis et exigences qu’impose l’AGOA aux produits textiles africains de même que les opportunités qu’elle leur offre constituent aux yeux de Lénina Codjo une occasion de faire entrer l’art togolais dans une ère d’excellence. Avec des méthodes nouvelles de travail, et surtout de valorisation.

Bijoux en pagne, sacs, chaussures, vêtements, cadeaux d’affaires sont les principaux articles portant la griffe «Adjoasika Na Mawu» qui se veut avant tout une valorisation originale du «made in Africa». Avec pour base incontournable «l’artisanat qui ne bénéficie pas encore d’une juste et idoine promotion au Togo», défend la juriste femme d’affaires.

En 2016, l’AGOA Forum était centré autour de la «promotion du commerce et de l’artisanat en Afrique». Une thématique qui a provoqué un déclic chez Lénina et d’autres artisans des deux sexes qui partagent ses projections en entreprise. Inspirées par «le dynamisme et l’endurance en matière de business des Nana Benz», «Adjoasika Na Mawu» et d’autres compatriotes spécialistes en artisanat se donnent alors le défi de porter aussi haut le flambeau du Togo via le textile.

Sa capitale, Lomé, a vu naître les «Nana Benz» (célèbres importatrices et revendeuses en gros de tissu imprimé en Afrique) dont l’héritage se transmet de génération en génération. La branche togolaise de l’AWEP qui entend faire de l’AGOA Forum 2017 à Lomé une occasion pour accélérer les exportations des Togolaises (52% de la population togolaise) vers les USA.

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