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RDC : retour à la case départ pour Inga III

La construction du mégabarrage d’Inga III repoussée. La RDC demande aux deux candidats sur le projet de formuler une offre unique. Un consortium chinois et espagnol sont en lice, les deux sociétés devront travailler sans doute main dans la main pour faire aboutir ce  barrage pharaonique, en gestation depuis une trentaine d’année.

Par la rédaction

Au regard du contexte politique actuel tendu en RDC, le climat des affaire accuse le coup. En témoigne, le report sine die du lancement du mégabarrage d’Inga III. Le gouvernement avait promis que les travaux débuteraient cette année après la désignation du concessionnaire fin 2016.

Kinshasa s’oriente vers une alliance sino-espagnole. Les deux groupements en compétition sont un consortium chinois emmené par Three Gorges Corporation (gestionnaire du gigantesque barrage des Trois-Gorges en Chine) et un autre autour du groupe de BTP espagnol ACS.

Dans un communiqué, l’Agence pour le développement et la promotion du projet Grand Inga (ADPI)  déclare que « Les deux groupements concernés ont  été invités, en considération de leurs dossiers de réponse, des enjeux du projet et des développements pertinents du marché et de la demande, à prendre toutes dispositions utiles afin de constituer un groupement unique devant présenter une offre optimisée »
Le mégabarrage Inga III en gestation depuis une trentaine d’année replonge dans le flou, aucune date n’a été avancée sur le calendrier de livraison des premiers mégawatts. En septembre 2016, le directeur de l’ADPI avait avancé l’échéance de 2021.

Ce report sine-die intervient alors que la situation politique du pays toujours dans l’attente de l’élection présidentielle reste incertaine.

Polémique autour d’Inga III

En RDC, moins de 10% de la population a accès à l’électricité, Inga III est censé subvenir aux besoins en énergie mais la réalité serait toute autre. L’électricité  produite par le barrage près de 4.800 MW (l’équivalent d’environ trois réacteurs nucléaires EPR de troisième génération) risque de ne pas profiter aux congolais.  L’Afrique du Sud a signé une option préférentielle pour récupérer 2.500 MW tandis que les groupes miniers du Katanga (sud-est)  en proie à une pénurie d’énergie seront prioritaires.

D’ailleurs, la Banque mondiale s’est retiré du projet, elle prévoyait d’y investir  plusieurs dizaines de millions de dollars. Actuellement, il existe deux centrales vieillissantes entrées en service entre 1972 et 1982 au lieu dit des chutes d’Inga sur le fleuve Congo à 260 km en aval de Kinshasa,  Inga III est programmé pour assurer leur remplacement.

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